VIII. DÉROULEMENT DE L'EXPERTISE JUDICIAIRE
Réunions d’expertise
Constats techniques
Observations des parties
Dépôt du rapport
L’expertise judiciaire ordonnée par ordonnance du 14.12.21 constitue un tournant décisif dans la procédure.
Après plus de deux années d’errance procédurale, de renvois successifs et de blocages, un expert judiciaire indépendant est enfin désigné afin de constater objectivement l’état réel de l’immeuble.
La chronologie officielle de l’expertise est la suivante :
17.12.21 : réception de la mission
20.12.21 : acceptation de la mission
06.01.22 : réception de l’avis de consignation
12.01.22 : convocation à la première réunion
01.02.22 : réunion contradictoire sur site annulée
17.02.22 : unique réunion d’expertise contradictoire sur site
Cette réunion constitue la seule occasion pour l’expert judiciaire d’examiner matériellement l’immeuble, plus de 31 mois après la vente.
Étaient présents :
l’expert judiciaire désigné par le Tribunal ;
les conseils des parties ;
les représentants de l’agence immobilière ;
un expert indépendant dit “sachant”, mandaté par nous.
Cet expert sachant :
ne nous connaissait pas ;
ne connaissait aucun intervenant ;
provenait d’une autre région ;
dépendait d’une autre juridiction ;
ne présentait aucun conflit d’intérêts.
Sa présence visait une seule chose : garantir la transparence absolue de la démarche.
Le vendeur n’était pas présent lors de l’expertise.
Il a invoqué un motif médical sans produire la moindre attestation justificative.
Il a néanmoins été joint par téléphone, en présence de l’ensemble des parties, des avocats et des experts.
À cette occasion, il a reconnu :
avoir réalisé lui-même l’ensemble des travaux ;
ne pas avoir respecté les normes applicables ;
ne pas avoir sollicité de contrôles professionnels ;
avoir procédé sans autorisation administrative.
Ces déclarations figurent expressément dans le rapport d’expertise judiciaire final.
Dès les premières constatations, l’expert judiciaire relève une situation d’une gravité exceptionnelle.
Les désordres ne sont ni superficiels ni ponctuels.
Ils affectent la structure même du bâtiment.
Parmi les principaux constats figurent notamment :
planchers en bois gravement dégradés, masqués par carrelage et linoléum ;
risques d’affaissement et d’effondrement ;
humidité chronique structurelle ;
moisissures et champignons ;
murs instables et pierres se détachant ;
façades volontairement dissimulées par des lierres ;
installation électrique dangereuse ;
poêle à bois et conduit non conformes, présentant un risque incendie ;
ballon d’eau chaude susceptible de chute ;
étage construit sans autorisation d’urbanisme ;
pièces impropres juridiquement à l’habitation ;
assainissement non conforme.
L’expert écrit notamment que :
« les planchers présentent un danger sérieux et peuvent s’affaisser à tout moment ».
À l’issue de la réunion d’expertise, les parties ont été invitées à produire leurs observations.
Nous avons transmis :
l’intégralité des pièces techniques ;
les photographies ;
les constats ;
les documents administratifs ;
les témoignages.
L’expert sachant indépendant mandaté par nous a remis une analyse autonome.
Ses conclusions rejoignent intégralement celles de l’expert judiciaire.
Aucune divergence technique n’a été relevée.
Aucun désordre n’a été infirmé.
Face à la gravité des désordres, l’expert judiciaire a procédé selon la chronologie suivante :
22.02.22 : émission d’une note d’expertise urgente, alertant le magistrat sur la dangerosité du bien ;
25.04.22 : dépôt d’un pré-rapport, communiqué à toutes les parties ;
16.06.22 : dépôt du rapport final d’expertise judiciaire.
À trois reprises successives, l’expert conclut strictement de la même manière.
Aucune atténuation.
Aucune nuance.
Aucune hésitation.
Le 22.02.22, l’expert judiciaire alerte le Tribunal : le logement est impropre à sa destination et dangereux pour ses occupants.
Il réitère cette conclusion dans son pré-rapport du 25.04.22.
Il la confirme intégralement dans son rapport final du 16.06.22.
Malgré ces alertes répétées :
aucun relogement n’est ordonné ;
aucune mesure conservatoire n’est prise ;
la procédure se poursuit au rythme des renvois.
Nous occupons toujours un immeuble officiellement reconnu dangereux.
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