VI. ENGAGEMENT DE LA PROCÉDURE JUDICIAIRE
Assignation initiale
Compétence juridictionnelle
Transfert de juridiction
Décisions procédurales intermédiaires
Cette section marque le point de non-retour.
Après l’échec total des démarches amiables, l’évitement du vendeur, et le refus catégorique de l’agence immobilière d’assumer la moindre responsabilité, nous avons été contraints de saisir la justice.
La judiciarisation de cette affaire n’est ni un choix stratégique, ni une posture contentieuse.
Elle est la conséquence directe et inévitable d’un système de silences, de refus et de déresponsabilisation, face à des désordres graves mettant en péril notre sécurité, notre santé et notre projet de vie.
À ce stade, nous n’avions plus aucune alternative raisonnable.
Le vendeur :
était devenu injoignable,
n’avait laissé aucune adresse exploitable,
et avait systématiquement refusé de prendre connaissance des courriers qui lui étaient adressés.
L’agence immobilière :
contestait toute responsabilité,
refusait toute médiation,
et se retranchait derrière une position de déni total.
Dans ces conditions, toute poursuite des démarches amiables était vaine.
La voie judiciaire s’est imposée comme le seul moyen de faire reconnaître la réalité des désordres et de préserver nos droits.
Accès au juge et droit à la preuve.
Lorsqu’aucune solution amiable n’est possible, le recours au juge constitue l’exercice légitime d’un droit fondamental.
Principe du droit à un recours effectif.
Jurisprudence constante : la carence des parties adverses justifie la saisine du juge.
Compte tenu :
de la gravité des désordres,
de leur caractère évolutif,
des risques immédiats pour les occupants,
et de la nécessité de préserver les preuves,
notre avocat nous a orientés vers une procédure en référé, seule voie permettant d’obtenir rapidement une mesure d’instruction indépendante.
L’objectif n’était pas de trancher le fond du litige à ce stade, mais de faire constater objectivement la réalité des désordres, avant toute altération, dissimulation ou aggravation supplémentaire.
Mesures d’instruction in futurum
Le juge des référés peut ordonner toute mesure d’instruction lorsqu’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution du litige.
Code de procédure civile, article 145.
Jurisprudence : l’existence de désordres graves et contestés caractérise le motif légitime.
Dans l’attente de la désignation d’un expert judiciaire, et sur instruction de notre avocat, nous avons fait procéder immédiatement à un constat par un commissaire de justice.
Ce constat avait pour objet de :
figer l’état des lieux,
documenter l’existence et la nature des désordres visibles,
établir une première matérialité des faits,
et éviter toute contestation ultérieure fondée sur une prétendue absence de preuve.
Il s’agissait d’une mesure de prudence élémentaire, rendue indispensable par l’inaction du vendeur et le refus de coopération de l’agence immobilière.
PV Commissaire de Justice : cf section V - ch. 3.
4. L’assignation en référé et la demande d’expertise judiciaire
Sur la base des éléments réunis, une assignation en référé a été délivrée, visant à obtenir la désignation d’un expert judiciaire indépendant.
Cette demande reposait sur :
la gravité objective des désordres,
leur caractère manifestement antérieur à la vente,
l’impossibilité d’en apprécier l’origine et l’étendue sans compétences techniques,
et l’urgence à préserver les preuves.
L’expertise sollicitée constituait le socle indispensable à toute poursuite de la procédure, tant sur le plan technique que juridique.
Rôle central de l’expertise judiciaire
Lorsque le litige présente une technicité particulière, l’expertise judiciaire permet d’éclairer le juge de manière objective et contradictoire.
Principes directeurs du procès civil
Jurisprudence : l’expertise est incontournable en matière de désordres immobiliers complexes
Il est essentiel de souligner que nous n’avons jamais cherché à instrumentaliser la justice.
La procédure en référé, puis la procédure au fond, ont été imposées par :
l’évitement organisé du vendeur,
l’absence de toute réponse sérieuse aux alertes,
et la contestation systématique de l’agence immobilière.
La justice est ainsi devenue le seul espace possible de vérité, dans un contexte où tous les autres canaux avaient été volontairement neutralisés.
L’engagement de la procédure judiciaire n’est pas le point de départ du conflit.
Il en est la conséquence directe, logique et contrainte.
À partir de ce moment, le litige quitte le terrain de la discussion pour entrer dans celui de la preuve, du contradictoire et de la responsabilité juridique.
Après la découverte de vices graves rendant notre maison dangereuse et impropre à l’habitation, toutes les démarches amiables ont été tentées, dans l’ordre et avec loyauté : d’abord par le notaire, puis par notre avocat. Toutes ont échoué.
Nous avons alors saisi la juridiction des référés du Tribunal judiciaire du lieu du siège social du groupe immobilier, parfaitement compétente, dès lors que l’agence immobilière mise en cause y avait son siège social.
Ce choix était juridiquement fondé.
Pourtant, les avocats du vendeur et de l’agence immobilière ont soulevé une exception d’incompétence, dont l’unique effet a été de faire perdre un temps considérable.
Le dossier a finalement été renvoyé vers le Tribunal judiciaire du lieu du ressort de notre bien, sans aucun bénéfice pour la manifestation de la vérité.
Cette manœuvre procédurale s’est combinée avec la crise sanitaire liée à la Covid-19, entraînant des reports d’audience successifs, puis une paralysie partielle de la procédure.
Résultat concret :
15 mois entre l’achat et les premières assignations
31 mois entre l’achat et la première expertise judiciaire
6 années de procédure aujourd’hui, sans jugement au fond
Pendant ce temps :
nous vivons dans un logement reconnu dangereux,
nous supportons seuls le poids financier du crédit,
nous subissons une insécurité permanente,
et nous attendons que la justice puisse enfin statuer.
Ce délai est d’autant plus choquant que les arguments des défendeurs n’ont jamais évolué.
Le temps n’a pas servi à éclairer le débat.
Il a servi à l’épuiser.
Cette affaire illustre un dysfonctionnement systémique :
lorsque la procédure devient une arme,
le droit cède la place à l’endurance,
et les particuliers paient le prix du silence et des renvois.
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